
LA TROMPETTE
Relever les ruines : Avant-propos
« Les faits sont têtus, et quels que soient nos désirs, nos penchants ou l’affirmation de nos passions, ils ne peuvent modifier l’état de fait et les évidences. »
John Adams, Président des États-Unis
Décembre 1770
D es millions de gens autour du monde connaissent bien l’œuvre humanitaire et évangélique exubérante de Herbert W. Armstrong alors même qu’il est mort, il y a plus de 20 ans.
Des dizaines de milliers de gens—pour la plupart affiliés à l’Église universelle de Dieu, que M. Armstrong a fondée—savent ce qui est arrivé à cette organisation après sa mort, quand Joseph W. Tkach a rejeté les enseignements de son prédécesseur, abandonné sa mission universelle et réduit l’église au rang de petite dénomination chrétienne, ne faisant pratiquement aucune œuvre.
Très peu de gens, cependant, savent ce qui s’est réellement passé dans les coulisses durant les transformations de Tkach. Il y a une raison scandaleuse à cela.
Il va de soi que personne, dans l’Église, n’aurait soupçonné le nouveau Pasteur général d’actes de malveillance. La réalité de la trahison et la manière dont cette trahison a été faite étaient tellement extravagantes que la plupart des membres de l’Église universelle de Dieu ont refusé de croire que cela ait pu se passer.
Mais la véritable raison pour laquelle la plupart des gens sont tellement déconcertés par ce qui est arrivé, c’est le sinistre fait que la nouvelle administration a dissimulé ses intentions aux membres de l’Église aussi longtemps que possible.
Comme Joseph Tkach, avec le soutien de son personnel, a entrepris de changer l’Église et de transformer l’œuvre que Herbert W. Armstrong lui avait confiée, ces hommes ont tissé un réseau de tromperie, élaboré de manière inimaginable, et de plus en plus compliqué. Les événements détaillés dans la première partie de ce livre, en particulier, auront un écœurant accent de familiarité pour ceux qui ont vécu ces événements avec un minimum de vigilance. Sous le couvert de « Changements ? Quels changements ? », la nouvelle direction a systématiquement démantelé la masse des croyances de l’église, point par point. Ils ont détruit les doctrines et en ont imposé de nouvelles à des membres qui n’en avaient pas conscience et qui ne les désiraient pas. Ils ont changé la mission de l’église, et ont vidé sa foi. Ils ont rétrogradé, expulsé et remplacé la vieille garde. Ceux qui continuaient à croire en la voie qu’ils avaient toujours suivie, et vivaient selon cette voie, les nouveaux dirigeants leur ont menti, les ont maltraités, les ont intimidés, ou—comme dans le cas de mon père—les ont excommuniés. Ils ont brisé des milliers de vies.
Et dans ce processus, ils ont présidé au pire naufrage spirituel depuis que l’église du premier siècle s’est brisée sur le rocher de l’apostasie.
Mais le Chef spirituel de l’Église n’a pas sombré avec le navire. Commençant en 1989, le même Dieu qui a suscité Son Église, sous M. Armstrong, a travaillé à relever les ruines. Vers 1997, le reste dispersé de ceux qui s’accrochaient à leur foi originelle a crû en nombre afin de soutenir une nouvelle phase enthousiasmante de l’Œuvre de Dieu : réimprimer et envoyer la littérature de M. Armstrong—particulièrement son œuvre maîtresse, Le Mystère des siècles—pour la plus large audience possible.
Immédiatement, la même direction qui a rabaissé M. Armstrong a commencé à tirer sur cette œuvre ressuscitée, promettant d’enterrer les faits à nouveau, disant que c’était son « devoir chrétien de garder ce livre hors d’impression. »1
Une bataille exténuante et sans merci, de six années pour les droits d’auteur, a suivi, au cours de laquelle l’Église universelle de Dieu et l’Église de Philadelphie de Dieu ont combattu tête à tête sur les croyances soutenues par le Mystère des siècles. L’histoire de cet étonnant procès, et de son issue merveilleuse, fait resplendir une lumière pure sur ce qui s’est réellement passé à l’intérieur de l’Église universelle de Dieu.
S’appuyant sur une mine de documents officiels de l’ÉUD, et de dépositions faites devant des cours fédérales, ce livre révèle la vérité sur le naufrage de l’Église universelle de Dieu. Les représentants officiels de l’ÉUD ont plaidé pour que beaucoup de ces documents restent confidentiels et, ultimement, soient détruits après la fin du procès. Pourquoi ? Parce que, comme l’a prétendu leur ancien représentant légal, lors d’une déclaration à la fin du procès, « de tels documents consistent en des discussions privées, confidentielles et internes sur des décisions religieuses de base ayant trait au changement de doctrine de l’Église » aussi bien qu’en des « discussions et des décisions ayant trait à la publication ou à la non publication de la doctrine de l’Église. »2
Après des années utilisées à obscurcir leurs actions, à nier leurs motivations et à cacher leurs traces, c’était, comme cela s’avère, leur tentative finale et désespérée pour enterrer les faits quant à la façon dont ils s’y sont pris pour transformer l’Église. Dans ce livre, nous exhumons ces faits et les exposons à la lumière intense du jour, comme ils auraient dû l’être dès le début, afin que vous puissiez les examiner.
Lire le chapitre suivant : Le pouvoir absolu