Recevez gratuitement notre bulletin électronique.

Que signifie le retour de Donald Trump pour le Canada ?

Leon Neal/Getty Images

Que signifie le retour de Donald Trump pour le Canada ?

Donald Trump, élu président il y a un mois, réoriente déjà la politique canadienne. Le 25 novembre, il a annoncé qu'il imposerait des droits de douane de 25 pour cent sur toutes les importations en provenance du Mexique et du Canada, à moins que ces pays ne prennent des mesures contre l'immigration illégale et le trafic de drogue à leurs frontières.

Selon un rapport des Chambres de commerce canadiennes, les droits de douane de 25 pour cent auraient un effet dévastateur sur l'économie canadienne, en réduisant le produit intérieur brut de 2,6 pour cent par an (soit une perte de 78 milliards de dollars). Cela entraînerait également une baisse de l'économie américaine de 1,6 pour cent par an. En 2023, le Canada a exporté 458,7 milliards de dollars vers les États-Unis, soit 76,9 pour cent de ses exportations totales. Le pétrole et le gaz, l'industrie automobile et la fabrication de métaux sont les principales exportations du Canada vers l'Amérique. Cette menace ne peut être ignorée.

Quatre jours après la déclaration de M. Trump, le Premier ministre canadien Justin Trudeau s'est rendu à l'improviste à Mar-a-Lago pour rencontrer M. Trump. La visite n'a pas été annoncée à l'avance et l'agenda du premier ministre ne prévoyait pas de déplacement. C'était un moment d'humiliation pour Trudeau. Après sa disposition anti-Trump qui a duré des années, il s'est retrouvé dans une situation perdante : ou il pouvait ravaler sa fierté, ou il pouvait accepter l'anéantissement économique.

Pt Fr 202301

Ces événements illustrent une réalité vieille de 80 ans concernant les relations entre le Canada et les États-Unis : l'Amérique est l'éléphant, le Canada est la souris. Le président américain a souvent plus de pouvoir sur la politique et les décisions du Canada que le premier ministre canadien.

Pierre Elliott Trudeau l'a exprimé de manière célèbre : « Vivre à vos côtés, c'est un peu comme dormir avec un éléphant. Peu importe que la bête, si je peux l'appeler ainsi, soit amicale et d'humeur égale, on ressent chaque tic et chaque grognement. » Trump a grogné, et le fils de Pierre Trudeau a dû se dépêcher de réagir.

Plus important encore, cette dynamique entre le Canada et l'Amérique est liée à l'accomplissement de la prophétie biblique. Que les Canadiens le veuillent ou non, la délivrance de leur amère affliction est liée au sort du président Trump.

Religion nationale

« Je dois avouer que mon admiration pour les compétences politiques de Donald Trump augmente de jour en jour », écrit Andrew Phillips dans le Toronto Star. Il poursuit :

Je devrais préciser qu'il ne s'agit pas d'une admiration pour l'homme lui-même, son caractère ou ses politiques. Au fil des années, il s'est révélé comme un vil manipulateur prêt à se laisser aller au racisme, à l'autoritarisme, à toutes ces choses, pour servir ses desseins. Il est une menace pour son propre pays et pour le monde entier.

Mais lorsqu'il s'agit d'exercer le pouvoir politique tout court, il est un maître en ce qui concerne la manière de plier les gens à sa volonté. Avec un seul message sur les réseaux sociaux, les deux plus importants partenaires commerciaux de son pays se démènent pour essayer de comprendre comment apaiser le monarque de Mar-a-Lago.

Ce passage illustre bien la vision stéréotypée des Canadiens à l'égard de Donald Trump. Ils reconnaissent son pragmatisme et son influence sur leur pays, mais ils éprouvent envers lui une aversion viscérale, voire une haine. En effet, les Canadiens ont été endoctrinés et éduqués pour être anti-américains. Les Canadiens préfèrent les dirigeants qui sacrifient l'intérêt national pour s'en prendre à l'Amérique. « Pourquoi est-ce le cas ? » demande l'historien J. L. Granatstein. « Parce que l'antiaméricanisme, notre religion laïque, semble toujours plus important pour les Canadiens d'aujourd'hui que l'intérêt national. »

Cette religion laïque est gravée dans le psychisme des Canadiens. La plupart des Canadiens ont une vision moralisatrice de l'Amérique, qu'ils considèrent comme un cousin indiscipliné, grossier, violent et impoli, mais puissant et nécessaire de temps à autre. C'est pourquoi la plupart des dirigeants canadiens menacent de déclencher une guerre commerciale avec les États-Unis pour s'attirer les faveurs des électeurs, alors qu'ils se plient à Washington à huis clos. L'approche pragmatique de Trump a mis un terme à cette bravade.

Le Canada à la croisée des chemins

En 1940, le Canada se trouvait à la croisée des chemins. L'Empire britannique et le Commonwealth étaient en faillite et sur le point de s'effondrer, tandis que l'Amérique gagnait en puissance industrielle et géopolitique. Le Premier ministre canadien William Lyon Mackenzie-King devait prendre une décision difficile : rester dans l'Empire britannique ou rattacher le Canada aux États-Unis en pleine expansion. Il a choisi cette dernière option.

Il en a résulté les accords de Hyde Park et d'Ogdensburg, qui ont progressivement intégré l'économie canadienne à celle des États-Unis. Cela a commencé dans l'industrie des munitions, lorsque des chaînes d'approvisionnement ont été créées de part et d'autre de la frontière et sont devenues interdépendantes. Cela a permis au Canada d'avoir accès aux dollars américains et à l'Amérique d'avoir accès aux produits de base canadiens. Granatstein écrit : « Rétrospectivement, ces accords ont marqué le passage du Canada de dominion britannique au protectorat américain. »

Cette intégration s'est étendue à l'ensemble de l'économie canadienne. Ses infrastructures sont conçues pour acheminer les ressources et les principaux produits de base vers l'Amérique. La plupart de ses oléoducs mènent à l'Amérique, et non à d'autres provinces. Ses lignes électriques et ses conduites d'eau vont vers le sud, partageant l'électricité et l'eau avec l'Amérique, sans aucune infrastructure allant d'est en ouest pour les partager avec le reste du Canada. Ses principales activités manufacturières reposent sur des chaînes d'approvisionnement qui passent par les États-Unis. Les économies américaine et canadienne sont liées de façon permanente. Peu importe qui dirige le Canada, et quelle que soit son idéologie, telle est la réalité économique.

Avec le retour de Donald Trump, le Canada se retrouve face à une autre croisée de chemins.

Démasquer Trudeau

L'une des grandes forces de Trump est sa capacité à identifier les problèmes. Trump s'est montré très astucieux en démasquant la faiblesse et la duplicité de Trudeau. Lorsque Trump a qualifié le Canada de « 51e État » et Trudeau de « gouverneur », il voulait rappeler à l'égoïste Trudeau qui détient vraiment le pouvoir, et révéler les faiblesses de ce dernier en tant que dirigeant.

Trump révèle également que Trudeau n'est qu'une marionnette de Barack Obama. L'intention de M. Trump est en partie d'utiliser la menace des droits de douane pour ouvrir la voie à une renégociation de l'actuel accord de libre-échange entre les États-Unis, le Canada et le Mexique. Lorsque Trump a renégocié l'Accord de libre-échange nord-américain au cours de son premier mandat, Barack Obama a dit à Trudeau de ne pas travailler avec Trump et d'ignorer ses demandes. Obama a assuré à Trudeau que le Congrès américain, contrôlé par Nancy Pelosi, allait protéger les intérêts du Canada. Pourtant, le conseil d'Obama s'est retourné contre lui et le Canada a fini par être obligé à signer un nouvel accord de libre-échange sans avoir son mot à dire sur sa composition. M. Trudeau s'est précipité à Mar-a-Lago pour s'assurer que le Canada ait cette fois-ci un siège à la table des négociations.

Les exigences de M. Trump mettent également en lumière les parallélismes entre les politiques frontalières d'Obama et de Trudeau. Depuis près de dix ans, Trudeau a permis un niveau record d'immigration et a fait du Canada un vassal du Parti communiste chinois. Comme la Trompette l'a expliqué, le Canada est une passoire pour les terroristes et les trafiquants de drogue qui souhaitent pénétrer aux États-Unis. Trudeau et de nombreux autres premiers ministres libéraux n'ont pas mis fin à ces activités criminelles parce que ces minorités sont de précieux électeurs dans les centres urbains.

Avec quelques messages publiés sur Truth Social, Trump a démasqué cette corruption perverse et a provoqué un changement de politique au Canada. Munis d'une nouvelle audace par le courage de Trump, les dirigeants de tout le Canada changent enfin leurs politiques en matière des frontières, de commerce et de la lutte contre la drogue.

Le premier ministre de l'Ontario, Doug Ford, a lancé une campagne publicitaire éclair sur Fox News, encourageant une nouvelle alliance commerciale avec les États-Unis basée sur les minéraux et l'énergie essentiels. (M. Ford menace également d'interrompre les exportations d'électricité vers les États-Unis si les droits de douane sont appliqués, faisant appel à l'anti-américanisme parce qu'il est sur le point de déclencher des élections anticipées). Danielle Smith, première ministre de l'Alberta, a annoncé un plan de 29 millions de dollars pour créer une nouvelle unité de patrouille afin de renforcer la sécurité frontalière et de lutter contre l'immigration clandestine et la drogue. Même Trudeau élabore actuellement un plan pour lutter contre l'immigration clandestine et le trafic de drogue. Après une décennie en tant que disciple d'Obama, Trudeau constate que l'ère du pouvoir d'Obama est terminée et qu'il doit suivre Trump.

Le public canadien acquiesce également aux exigences de Trump. Quarante-huit pour cent des Canadiens pensent qu'il faut procéder à des déportations massives pour expulser les clandestins du pays, et 65 pour cent estiment qu'il y a trop de clandestins dans le pays. Le peuple canadien veut du changement, et Donald Trump est en train de l'apporter.

Ce changement spectaculaire dans la politique canadienne, précipité par le retour de Donald Trump, est en accord avec la prophétie biblique.

Dans L'Amérique sous attaque, le rédacteur en chef de la Trompette, Gerald Flurry, s'est appuyé sur les prophéties de 2 Rois 14 et d'Amos 7 pour prédire que Donald Trump reviendrait à la présidence. Ces écritures indiquent qu'une résurgence nationale suivra le retour de Trump, qui est un roi Jéroboam II du temps de la fin. Après des années de déclin et de honte sous Barack Obama et Joe Biden, l'Amérique retrouvera un peu de prestige et de puissance économique.

Dans l'article de la Trompette de janvier 2025 intitulé « Une victoire miraculeuse », M. Flurry a écrit : « La prophétie biblique dit que Donald Trump va mener une résurgence en Amérique. Basée sur l'ampleur de sa victoire, cette résurgence pourrait être significative et impressionnante. Nous devons voir que ce n'est pas l'œuvre d'un homme. C'est l'œuvre de Dieu. C'est Dieu qui a émis la prophétie, et Dieu est en train de la réaliser. »

Si l'Amérique est à l'aube d'une résurgence, le Canada connaîtra-t-il lui aussi une résurgence ? Osée 5 : 11 indique qu'Éphraïm (le nom biblique désignant le Commonwealth britannique, y compris le Canada) « est allé après le commandement de l'homme » (traduction Darby française). Ce commandement est la voie de Jéroboam, ou Donald Trump. Sur les plans politique, économique, culturel et même religieux, le Canada suivra le leadership et les politiques de Trump à divers degrés.

Alors que son économie s'adapte aux nouvelles politiques de Trump, le Canada pourrait partager certains des avantages économiques de cette résurgence. Trump a affaibli les chances de Trudeau de s'accrocher au pouvoir. Dieu pourrait se servir de Trump pour briser la main de fer que Trudeau a exercée sur le Canada pendant une décennie.

Cependant, cette résurgence n'est pas la fin de l'histoire. Dieu prépare le terrain pour sauver définitivement notre peuple de toute affliction si nous nous repentons. L'Amérique sous attaque explique les prophéties vitales auxquelles le destin du Canada est désormais lié.

LA TROMPETTE EN BREF

Demeurez informé et abonnez-vous à notre bulletin.